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"Les réservoirs bibliographiques" : Compte-rendu
mardi 22 août 2006 par Eric JolieLa journée a regroupé une trentaine de participants. Elle s’articulait autour de la présentation des réservoirs de la BNF, d’Electre et de Zebris. En préambule, Victoria Courtois, bibliothécaire à la BDP du Val d’Oise et collègue de Dominique Lahary, a exposé son point de vue sur la récupération de notices et l’évolution dans nos pratiques de catalogage. Ceci est un résumé les idées ressortant de son intervention. On peut retrouver le plan détaillé de sa présentation en ligne : la fin du catalogage /Dominique Lahary sur le site http://membres.lycos.fr/vacher/profess/chrono.htm.
Récupération de notices vs catalogage « maison » : pourquoi les bibliothécaires cataloguent-ils encore eux-mêmes ? par Victoria Courtois, responsable informatique et réseau de la Bibliothèque Départementale du Val d’Oise
Nous, bibliothécaires, avons conservé une conception puriste du catalogue de bibliothèque. C’est un héritage direct du catalogage manuel papier grâce auquel la bibliothèque maîtrisait ses informations secondaires les créant elle-même et les adaptant à son public. Le catalogue papier était concis, (supposé) exact et proposait des accès limités choisis avec soin. Les données transcrites, la présentation et le codage utilisés répondaient à une norme précise. Une bibliothèque qui crée les notices de son catalogue informatisé est exactement dans le même état d’esprit que la bibliothèque non informatisée. Elle fait elle-même pour maîtriser son catalogue et adapter la description de ses collections à son public. Or une bibliothèque informatisée respecte les normes et formats d’échange préconisés par l’Etat. Ils ont bien vocation à limiter le catalogage « maison » en permettant soit le développement d’un catalogage partagé (la voie des BU) soit la récupération de notices (la voie des BM). De plus, les formats d’échange, unimarc en ce qui concerne les bibliothèques publiques, n’a pas rendu le catalogage plus aisé. En faisant son propre catalogage, une bibliothèque tourne le dos à l’avancée majeure qui motive l’informatisation des catalogues : l’échange de notices. Pourquoi éprouvons-nous encore le besoin de cataloguer par nous-même ? La première raison est la crainte de la pollution de nos autorités. De plus, si nous récupérons, nous faisons souvent des corrections sur les notices pour assurer la cohérence de notre catalogue et pour le contrôler. Ceci occasionne un temps de travail qui minimise - voire annule - le temps gagné en récupérant les notices. Mais pour qui faisons-nous nos catalogues ? Il s’avère que les usagers des bibliothèques utilisent peu les OPAC alors que, avec l’arrivée du web, tout le monde fait - ou peut faire - de la recherche. Le web tend à généraliser un mode de recherche intuitif, en texte intégral et en langage naturel, quitte à fournir trop de réponses. C’est l’inverse du catalogue de bibliothèque classique qui privilégie l’exactitude et propose des accès limités. Là encore, le format MARC archaïque et peu évolutif qui encode nos catalogues ne nous permet pas de rivaliser avec la souplesse et la puissance des moteurs de recherche de type web. Cependant, la disparition annoncée de MARC nous libèrera de ce carcan, qui rappelons-le, ne fait autorité que dans notre profession. Alors pour qui nous évertuons-nous à maintenir précision et cohérence dans nos catalogues ?
Pour nous, bibliothécaires, afin de mieux gérer nos collections et - avouons le - à nous satisfaire d’avoir un catalogue beau et organisé à l’image de notre bibliothèque. Cette recherche de l’exactitude est-elle justifiée ? Est-il vraiment utile de corriger les notices importées, d’épurer les listes polluées ? Ou pouvons-nous faire l’économie de ce travail fastidieux et nous satisfaire d’un catalogue moins cohérent et comportant des imperfections, voire quelques erreurs. L’alimentation d’un catalogue par la récupération de notices implique nous abandonnions cette rigueur dont nous nous faisions un point d’honneur et que nous renoncions à contrôler les accès et le contenu de nos chers catalogues. Résumé rédigé par Caroline Deconinck
Présentation de BN Opale plus, par Christian Lupovici, directeur de l’agence bibliographique nationale
L’agence bibliographique Nationale propose trois modes d’accès et de récupération de notices à partir du catalogue BN-OPALE PLUS
L’accès par client Z39.50 permet un transfert immédiat de notices bibliographiques au format Unimarc ISO 2709. La connexion est anonyme et sans inscription. Les requêtes s’effectuent par lot ou à l’unité, les notices autorités associées ne sont pas récupérées. Ce mode de connexion suppose un système informatique de gestion équipé d’un client Z39.50.
Le transfert en ligne via le serveur FTP de la BnF (File transfert protocol) permet la constitution de paniers de notices. ftp://notices.catalogue@ftp.bnf.fr. Une inscription est nécessaire, un code d’accès est attribué à l’établissement , il est ensuite possible de créer plusieurs « alias », donc plusieurs paniers. Les paniers sont persistants durant 10 jours. L’ensemble des demandes de notices sont traitées dans la journée. Un fichier d’importation cumulatif est disponible sous 24h. Les paniers peuvent contenir indifféremment notices bibliographiques et notices autorités, dans la limite 500. Ils sont disponibles sous deux formats d’échange Unimarc ou Intermarc.
Les abonnements aux produits bibliographiques courants, restent possibles. Cumulatifs et rétrospectifs, ils sont envoyés à la demande, sur disques numériques. Outre les notices bibliographiques, ils peuvent porter sur les fichiers d’autorités Personnes Physiques, Collectivités, et Titres uniformes, Titres uniformes musicaux, ou autorités Matière, jusqu’à l’année N-1. L’ensembles de ces produits sont gratuits pour les bibliothèques Municipales. Seuls les demandes comportant un traitement spécifique : tri par ISBN, dates ou auteurs, sont facturés (env. 1500€ H.T.). Ces prestations se révèlent particulièrement efficaces pour la constitution initiale d’un catalogue, une réinformatisation, ou la rectification d’un fonds.
Les évolutions techniques à venir concerneront, pour le transfert FTP, l’accès direct aux fichiers d’autorités. Et sur un plan quantitatif , l’augmentation de la capacité des paniers, et la possibilité de récupérer deux fois par jour, en attendant le transfert immédiat, actuellement en test. Le mode opératoire est disponible sur le site de la BnF dans la rubrique Professionnels>Produits et services bibliographiques.
> Questions et contacts : coordination-bibliographique@bnf.fr
Zebris, fourniture de notices bibliographiques. Présentation par Monsieur Christian Ducharme, de la société CD Script
Le service s’appuie (s’appuyait) sur un travail en partenariat avec la librairie Decitre, qui gère Ex-libris, plate-forme servant à la diffusion de notices. Au départ, Zebris a pour vocation de proposer aux bibliothèques un catalogage livre en main dès la sortie du livre en librairie La base n’est pas exhaustive mais couvre bien l’édition française. Zebris se veut un réservoir de notices, et pas une base intellectuelle avec moteur de recherche performant, servant d’aide aux acquisitions, comme peut l’être Electre. Peu à peu, le catalogage en Unimarc s’améliore et s’enrichit. On peut, par exemple, récupérer la 4ème de couverture par le champ 359.
Comment ça fonctionne ? Une structure s’abonne et dispose d’un nombre illimité de connexions simultanées. La structure constitue son panier sur le site Zébris et les notices lui sont envoyées instantanément par messagerie. Autre solution, on peut utiliser la passerelle Z3950.
En option (et sans surcoût), Zebris peut procéder au remplacement ou au complément des notices déchargées par ses abonnés par les notices de la BNF. Dès que celles-ci sont disponibles à la BNF, Zebris le détecte (par balayage des ISBN) et envoie les notices par mail aux structures qui en ont fait la demande.
La facturation et le coût du service Pour profiter de l’offre Zebris, il faut accepter le contrat et s’acquitter d’un abonnement annuel. Les frais de déchargements de notices sont facturés en plus, selon un tarif par notices importées ou par forfait annuel avec déchargement illimité de notices si l’on utilise la passerelle Z3950. La facturation se fait soit au trimestre, soit à l’année selon une estimation du nombre de notices achetées et avec rééquilibrage sur l’exercice budgétaire suivant s’il y a lieu. Si un réseau de bibliothèques est abonné, toutes les bibliothèques membres du réseau bénéficient du service de déchargement de notices. Pour connaître sa consommation, la structure doit faire une demande par mail. Pour plus de précision sur le contrat, les tarifs, le fonctionnement de Zébris, rendez-vous sur le site www.zebris.fr
Electre, bibliographie éditoriale commerciale française. Présentée par Laurent Dervieu
Nous n’allons pas refaire la présentation de la base Electre déjà bien connue des bibliothécaires, nous ne mentionnerons que ses récentes évolutions. Pour une plus grande efficacité et une plus grande souplesse d’utilisation, la base Electre n’est pas structurée dans un format bibliographique spécifique mais en SGML et XML ce qui permet de produire tous les formats de type marc voulus (Unimarc, Intermarc, XMLmarc ou autres...). En effet, par le « rateau »XML, on détermine les champs à interroger ou à récupérer. Les nouveaux choix de développement permettent d’augmenter les possibilités de recherche et de donner plus d’informations par notice. Le service Electre ne s’adresse pas qu’aux bibliothécaires et aux libraires, il s’étend aux autres professions documentaires et à toutes les personnes intéressées par l’aspect documentaire de la plate-forme.
Quoi de neuf pour les bibliothèques ? L’objectif d’Electre est d’enrichir les notices et de multiplier les accès pour offrir aux bibliothécaires un véritable outil d’aide aux acquisitions : moteur de recherche performant, gestion des paniers... L’export de notices se fait maintenant par applet java, ce qui résout les problèmes de sécurité rencontrés avec les exports via ftp. La structure adhérente peut indiquer directement sur quel(s) ordinateur(s) doit se faire le déchargement de notices. Pour les grandes bibliothèques, il est possible de créer des arborescences par sites ou par catalogueurs. Une bibliothèque peut aussi enrichir son OPAC en affichant des données liées aux notices : couverture, 4ème de couverture ou encore table des matières. Ce service est proposé en complément de la fourniture standard de notices moyennant un léger supplément de prix. Electre sur cédérom est en voie d’extinction. Ce support est bien trop limité pour offrir les nouveaux services et développements proposés en ligne. Le support cédérom ne sera pas pour autant arrêté brutalement, afin de ne pas pénaliser les structures ne pouvant pas, pour des raisons techniques, passer au service en ligne. Financièrement, les tarifs ont été étudiés pour que l’abonnement en ligne ne soit pas plus cher que l’abonnement au support cédérom avec mise à jour trimestrielle. Il s’agit d’un forfait annuel donnant droit à un nombre illimité de recherches et à un quota de notices à décharger. Le montant du forfait dépend du nombre d’habitants dans la collectivité et du nombre de consultations simultanées désiré. Il détermine le nombre maximum de notices récupérables. Pour plus de renseignements sur les tarifs, s’adresser à Electre

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